"Le saint qui a écrit les 'éthymologies' (une sorte de base de données)", conclut l'étude du Service d'Observation d'Internet, "a donné à son oeuvre un structure qui ressemble énormément au concept de la base de données. Il a conçu un système de pensée que l'on qualiferait aujourd'hui de système "par flash", très moderne. Il s'agit d'une méthode particulièrement efficace grâce à laquelle on se sent immédiatement identifié. Saint Isidore a réalisé son oeuvre en faisant un effort de cohérence énorme, pour qu'elle soit complète et que ses éléments soient complémentaires les uns des autres". Mais ce n'est pas le seul élément qui rapproche Saint Isidore des informaticiens. Le saint de Séville "était en avance sur son temps. Il fut un pont culturel entre l'antiquité et le moyen-âge. C'est aussi pour celq que nous nous sentons proches de lui car nous nous trouvons au tournant d'une nouvelle étape de l'Histoire", a répondu l'un des informaticiens interrogé par le Service d'Observation promu par le Vatican. Saint Isidore fut une figure essentielle du Concile de Tolède (en 633). Il se rendit célèbre par sa préoccupation pour la formation du clergé, sa générosité envers les personnes dans le besoin et parce qu'à sa mort il demanda publiquement pardon pour les fautes commises durant sa vie. Il mourut le 4 avril 636. Il fut canonisé et proclamé docteur de l'Église. Deux de ses frères (Leandro, Fulgencio) et une soeur (Florentina) furent également canonisés. Pour que le saint patron des informaticiens soit proclamé, une demande formelle doit être présentée au Saint-Siège avec l'appui d'une association de laïcs importante ou d'un solide groupe international d'évêques, deux conditions qui n'ont pas encore été remplies pour que Saint Isidore de Séville puisse être un candidat potentiel.