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Affichage du contenu avec la meilleure réputation le 03/05/2017 dans Messages

  1. C'est assez similaire à mon cas Pyrn. N'ayant pas eu la chance (et les finances) pour faire de grandes études, j'ai décidé de gravir les échelons un à un, quitte à me manger des claques pour y arriver. J'ai donc travaillé d'arrache pied et avec la passion qui m'anime pour m'accomplir dans mon métier. Dessinateur, dessinateur projeteur, projeteur, technicien, technicien projeteur, ingénieur ..... Sauf que mon statu d'ingénieur n'existe pas sur mon contrat et mon bulletin de salaire alors que je suis vendu comme tel. C'est là où je suis un peu con con mais il n'y a tellement pas de boulot que me tirer (parce que discuter avec mes boss successifs n'a servi à rien) ailleurs était tout bonnement impossible. Mais j'ai gardé l'espoir en me disant que la carotte était toujours atteignable. J'ai donc dit Amen à tout ce que l'on me refilait, occupé des postes en intérim et occupé des postes permanents qui ne relèvent absolument pas de ma fonction. Ce n'est pas à un technicien de gérer des projets/chantiers tout seul à plusieurs millions pour certains. Ce n'est pas à un technicien de budgéter à l'année, de planifier les ressources à l'année, d'articuler des plannings de travaux/de charges à l'année et de faire les prévisions clôtures annuelles et autres facturations à la mords moi le nœud. Ce n'est pas à un technicien de faire le boulot de 2, 3 voire 4 personnes à la fois (pour faire le pompier ou pas) et sans ressource matérielle (c'est bien pour la boite, ca coûte pas cher et ca rapporte !) Ce n'est pas à un technicien d'être l'interlocuteur privilégié du client. Mais j'en ai mangé en me disant que ca me servirait. J'ai pourtant alerté maintes fois sur les problèmes de ressources (avec mes plannings de charge à l'appuis). On te répète que c'est provisoire et que bla bla bla bla bla... Alors évidemment, quand tu fais ca, au bout d'un moment : tu ne vois plus ta famille, tu te tues physiquement au boulot (à deux doigts de finir à l'hosto à un noël), tu fais des conneries (et pas que des petites) sur tes dossiers, tu ne sais plus où t'en es, persuadé que la faute vient uniquement de toi et que tes compétences sont quasi inexistantes au final. Et là bizarrement ton patron vient te voir pour te rappeler à l'ordre et aussi pour te dire tu vas redescendre sur terre, avoir un n+1 en renfort et retourner dans les rangs. Je me retrouve en partie à pétaouchnok, à limite réclamer du taf quand j'en ai pas et avec d'autres trucs pas agréables non plus, à expliquer comment tourne la boutique et à faire le gratte papier. Et bien non, tant pis. J'en ai plus que ma claque. Donc j'ai posé mes limites (à moi même et à mon chef) et suis tranquillement en train de préparer mon départ (où ca, je ne sais pas encore :(rires forts): ) Je fais mes petits horaires de bureau (finies pour le moment les journées à bosser entre 11 et 20h d'affilée pour trois grains de riz) et rentre pour voir ma famille. Alors attention à bien faire le distinguo entre ce que vous devez faire et ce qu'on vous refile au fur et à mesure et à prendre du recul sur l'activité et la passion qui vous anime. ;)
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  2. Bonjour, Pour apporter mon témoignage qui n'est pas complètement un burnout mais que s'est approché de la dépression... J'ai quitté le métier de projeteur infrastructure. Enfin pas le métier que j'ai aimé mais celui qui l'est devenu. Je l'ai exercé pendant 10 ans ( pas une très longue histoire mais significative tout de même). Les premières années ont correspondu à mes attentes : un travail de bureau pour la très grande partie ( élaboration des plans et des pièces écrites) , bras droit de l'ingénieur, interlocuteur du client et des partenaires ( participation aux réunion d'étude de conception) , suivi de travaux pour de petites opérations . Un métier varié , prenant, épanouissant. Et puis est venue la crise : les dossiers arrivaient sur le bureau et à peine ouverts on était déjà dans le rouge ( délai resserré, budget déjà dépassé ). On segmente l'organisation du travail, on optimise : je ne fais plus que du dessin. Je ne trace que du trait : sur de grands projets je passe des mois sur la même thématique. La lassitude s'installe insidieusement... Mon cerveau se met en mode "travail à la chaine" devant un écran. Je ne participe plus aux réunions d'études, plus de contact avec l’extérieur, plus de contact avec les partenaires... Mon sentiment : "être un simple grouillot"... et on me le rend bien...Autocadien, covadisien... Je cherche à changer de boite : on me propose le même poste... Je comprends que le métier a changé. Confirmation d'anciens collègues qui font le même constat. Le temps fait son travail, je suis de moins en moins efficace. Je me rend compte que le peu de temps de travail passé en dehors de l'écran m'était "vital" ... c'était des respirations... Je n'ai pas/plus le profil psychologique pour m'épanouir dans le métier tel qu'il est devenu. Rappel à l'ordre .. je n'avance plus ... Allumer l'ordinateur le matin est devenu une souffrance... Remise en question. Aide médicale. Prise de conscience. Il faut quitter ce métier. Je m'interroge, je planifie, je me projette. Un concours ! Je rentre dans la fonction publique : technicien voirie. Je revis ! Je reprends même plaisir à Autocad , Covadis. Tout se remet en place , je suis bien à ma place. Autonomie, transversalité, variété... Dans la vie rien n'est figé. Il faut lever les yeux pour comparer et envisager. Ne jamais s'enfermer trop longtemps.
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