Le 90ème anniversaire de l'armistice de 1918 a été commémoré, sous l'égide du maire, en présence de plusieurs conseillers municipaux, des anciens combattants, de l'harmonie municipale, des pompiers et de nombreux Précignéens de tous âges. les pompiers
Adélaïde Vierron parlant de Paul Martin Adélaïde Vierron parle de son aïeul

Paul Martin naît à Précigné en 1884.
Il est cultivateur à Heurtebélier.
Mobilisé le 1er août 1914, il appartient au 117ème régiment d’infanterie du Mans.
Il part pour le front le 9 août 1914 et combat d’abord en Belgique puis dans l’Oise et la Picardie.
En 1915, son régiment cantonne près de Reims.
A partir du 25 septembre 1915, il prend part à la bataille de Champagne. Cette grande offensive, voulue par le général Joffre, avait pour but de chasser les Allemands de leurs tranchées et de gagner la guerre.
Paul Martin est tué le 6 octobre 1915 à Saint-Hilaire-le-Grand, lors des combats de l’Epine de Vedegrange.
Il a 31 ans et laisse une jeune veuve et trois enfants en bas âge, dont son fils Paul qui racontait que, lors de la dernière permission accordée à son père, il lui avait donné un bâton pour qu’il tape sur les soldats ennemis.
Dans le journal de Sablé de février 1916, on peut lire la citation suivante qui a été accordée par l’armée à Paul Martin : « soldat très courageux, a fait preuve du plus grand sang-froid à l’attaque, tué en entraînant ses camarades à l’assaut des tranchées ennemies. »
Il a reçu la Croix de guerre, à titre posthume.
Paul Martin était mon arrière-arrière grand-père paternel et je souhaitais aujourd’hui honorer sa mémoire.
le maire pendans son allocution Quatre-vingt-dix Précignéens

Le maire, Francis Plot, a rappelé que « presque toutes les familles furent touchées, endeuillées, laissant disparaître à jamais un père, un fils, un parent, un ami. Il suffit de regarder le monument qui se trouve devant nous et sur lequel sont inscrits les noms de 90 précignéens morts pour les plus jeunes à moins de 21 ans et pour le plus âgé à 43 ans.
Essayons de réaliser ce que vivaient alors les gens et l’ambiance qui devait régner à Précigné : en 1914, en cinq mois de guerre, 20 tués, en 1915, 22 tués, en 1916, 26 tués.
Dans une guerre, au fond, il n’est que des perdants. Pourtant, le 11 novembre reste le symbole d’une victoire. Victoire de la démocratie mais aussi victoire de la paix sur une désastreuse guerre européenne, entraînant une grande partie du monde dans son malheur et sa déraison. Souvenons-nous et honorons avec gratitude l’engagement des alliés britanniques et de tous les pays du Commonwealth, des combattants venus des Etats-Unis d’Amérique, des tirailleurs venus de toute l’Afrique aux côtés des combattants d’Afrique du Nord et d’Indochine.
Honorons le souvenir et la mémoire de tous les morts de la Grande Guerre, transmettons cet héritage sacré et douloureux aux jeunes générations.
Rêvons ensemble du jour où la paix sera universelle et perpétuelle. »